AccueilTémoignagesTémoignage : au cœur des flammes avec Loïc, sapeur-pompier volontaire

Témoignage : au cœur des flammes avec Loïc, sapeur-pompier volontaire

Au coeur des flammes

Découvrez le témoignage de Loïc, 26 ans et sapeur-pompier volontaire. Il nous livre, avec beaucoup de passion et de dévotion, son témoignage de Sapeur-pompier volontaire.

Loïc : « Savez-vous ce que l’on peut ressentir au cœur des flammes ? Non, alors, installez-vous confortablement, je vais vous raconter mon histoire. ».

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Au cœur des flammes

Je m’appelle Loïc, j’ai 26 ans et je suis pompier volontaire depuis trois ans maintenant. Formé à l’incendie depuis deux ans, j’ai toujours aimé le goût du risque. Vous me direz que c’est normal car pour être pompiers, il faut forcément aimer le danger.

Un pompier dans les étincelles

En effet, et je ne vous étonnerais pas en vous disant que j’étais pressé de partir éteindre mon premier feu. Seulement même si nous, les soldats du feu, nous avons choisi de risquer notre vie à chaque moment, sachez que ce n’est jamais facile.

Mon premier feu

« Cinq heures et demie du matin, après être rentré d’une intervention de secours à la personne, le bip se remet à sonner. Sur l’écran, je peux lire “Feu d’habitation”, de suite l’adrénaline est au rendez-vous.

Je saute dans ma tenue de feu pour me rendre à la caserne au plus vite. En arrivant, je récupère le ticket de départ dans l’attente de mon Chef d’agrès puis, à ma grande surprise, une information complémentaire est inscrite dessus “personne coincée à l’intérieur du bâtiment. Mon Chef d’agrès ainsi que mon équipier arrivent. Je les presse. Nous montons dans le fourgon et nous voilà en route pour se rendre sur les lieux de l’intervention.
 
Après dix bonnes minutes de route, nous arrivons sur les lieux de l’intervention. Je me précipite en dehors du fourgon, j’établis ma lance à incendie et dis à mon équipier de me suivre. Je fonce à ce moment-là vers l’entrée du bâtiment totalement enflammée tout en arrosant les flammes qui se dresse devant moi. Me voilà parti à la recherche de la victime prisonnière des flammes.

Dans ce genre de situation, c’est comme si on affrontait l’enfer, nous n’avons pas le droit à l’erreur. Il est impossible de fuir. Nous devons faire face aux flammes et ne jamais leur tourner le dos. Au cœur des flammes, c’est un combat contre soi-même. Il faut gérer son souffle pour ne pas gaspiller trop d’air que contient notre bouteille d’ARI. Plus on s’enfonce dans les flammes, plus la chaleur est intense. Celle-ci nous affaiblit, mais il faut tenir, cette personne a besoin qu’on la sorte de cet enfer ! Nous crions pour l’appeler, mais aucune réponse. La panique commence alors à s’installer je ne peux pas accepter d’échouer, il s’agit d’une vie à sauver.

J’insiste, je persiste, je continue d’appeler la victime. Soudain j’entends la voix d’un homme. Quel soulagement, nous l’avons trouvé et il est en vie. Je le prends sur mes épaules, et rebrousse chemin pendant que mon équipier me couvre en arrosant les flammes qui se dressent toujours autant face à nous.

Dans l’incendie, l’habitation commence à s’écrouler, les poutres tombent à côté de moi. Je manque d’en prendre une sur la tête. La victime, étant chasseur, avait laissé ses cartouches à l’intérieur. Ces dernières, avec la chaleur des flammes, ont commencé à nous exploser à la figure. Nous manquons de nous prendre une balle à plusieurs reprises.

Pour évacuer la victime en dehors des flammes ce fût un véritable parcours du combattant. Nous voilà enfin sorties des flammes avec la victime. C’était un vieil homme, je lui aurais donné entre soixante-dix et quatre-vingts ans. Il était en état de panique totale, légèrement blessé à la tête. L’équipe du VSAV l’a évacué vers l’hôpital.

Vous vous dites sûrement “Génial ! Il l’a sauvé des flammes”. J’ai eu la même réaction, c’était une grande satisfaction pour moi, ma première fierté dans ma carrière de soldat du feu. J’avais sauvé une vie pour la première fois. Malheureusement, ce vieil homme est décédé le lendemain, il avait inhalé trop de fumée, ce qui lui a provoqué une intoxication de ses poumons.

Être pompier volontaire, reste pour moi une grande fierté. Je ne suis pas un héros, je ne suis pas invulnérable, mais depuis ce jour je me suis promis que j’aurai ma revanche sur les flammes. »

Nous remercions Loïc pour son témoignage.

Pour les personnes qui souhaitent en savoir plus, rendez-vous sur ces pages pour découvrir comment devenir Sapeur-pompier professionnel ou comment devenir Sapeur pompier volontaire. Découvrez également notre article qui présente le salaire de pompier.

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